|
Les
questions à vous poser avant de commencer
| |
|
Pourrez-vous tout raconter, tout
dire ? Vous serez libre de tout dire sur vous.
Et libre évidemment de ne pas tout dire, de faire le tri avec moi. Vous
serez également libre de dire des choses sur les membres de votre famille,
amis, employeurs, etc., à condition de ne pas porter atteinte à leur vie privée. Je serai
là pour vous conseiller à ce sujet. Avant de commencer le
travail, peut-être discuterez-vous en famille ou au sein du couple du risque de
vous attirer certaines inimitiés en révélant tel ou tel détail (il y a dans toute
famille des "histoires de famille"). Je vous conseille d'avoir ces discussions,
d'instaurer un dialogue. De la sorte, si vous prenez le parti d'écrire des
choses dérangeantes pour les autres, au moins vous attendrez-vous à des
réactions de leur part. Si vous ne vous sentez pas les forces ou le cœur
d'assumer des frottements voire des conflits, vous en discuterez avec moi, pour
finir éventuellement par faire le choix de vous censurer. Bien évidemment,
pas d'écrits injurieux ou diffamatoires, ni aucune autre sorte de propos
répréhensibles au regard des règles pénales et civiles.
|
|
| |
Quel style donnerez-vous à votre narration
? En tant que
narrateur, vous aurez le choix entre deux styles principaux : un style "parlé" ou un style "écrit". Dans un
style "parlé", le lecteur retrouvera votre façon de dire les choses oralement,
vos tournures d'esprit, vos expressions favorites. Dans un style "écrit", votre personnalité
de tous les jours se mettra en retrait au profit d'une écriture plus classique,
pouvant vous plaire davantage. C'est vous qui
choisirez.
|
|
|
| |
Seules les vies très originales peuvent-elles être
racontée ? Peut-être pensez-vous que bien d'autres personnes
de votre génération ou de votre milieu ont vécu les mêmes choses que vous, que
votre témoignage n'aura rien d'original, qu'il n'apportera rien. Dites-vous
cependant qu'il est possible que vos enfants et petits-enfants ne s'intéressent
à ce qu'ont vécu les autres que parce que vous l'avez vécu, vous. Ceux de votre
famille ont besoin ou auront besoin de savoir quelle vie vous avez eue, que vous
ayez ou non été aventurier, que vous ayez ou non vécu des expériences
extraordinaires. Votre vie aura dans tous les cas été unique. Vous êtes
libre de vouloir la raconter, ne serait-ce que pour vous-même, pour le plaisir
de la voir écrite noir sur blanc, pour donner du sens aux épreuves que vous avez
surmontées, peut-être pour contribuer à vous libérer de mauvais démons ou, au
contraire, pour vous ressourcer au souvenir des meilleurs moments. Et
peut-être votre récit aura-t-il le mérite de rendre hommage aux personnes qui
vous ont entouré(e), qui ont marqué votre existence. Peut-être encore ce récit
sera-t-il le moyen pour vous de faire passer un message, une mise en garde, de
transmettre vos espoirs pour l'avenir, votre conception de la
vie. L'important est que vous laissiez venir à vous l'envie de
raconter.
|
|
| |
Pouvez-vous envisager de faire appel à moi pour
toutes les sortes de sujets ? Le plus simple est de me contacter pour
me soumettre votre projet. À titre d'exemple, j'accepte sans hésiter de collaborer
à un témoignage de victime, à un récit d'emprisonnement, de dépendance
à l'alcool, à la drogue, etc., dans la mesure où -je le rappelle-
votre intention est d'écrire un récit qui respecte les lois pénales et
civiles.
|
|
|
| |
Y a-t-il
un âge pour se raconter ? Il n'y en a évidemment pas. Si vous
considérez avoir suffisamment de recul sur la période de vie que vous voulez
raconter, et surtout si vous ressentez le besoin impérieux de la raconter,
pourquoi attendre ? On peut, par exemple, n'avoir que trente ans et tenir à
relater une enfance difficile.
|
| |
|
| |
Un biographe privé fait-il un travail
d'historien ? Non, à moins d'être historien-biographe. Un
biographe fera avec vous un travail littéraire sur la seule base de vos
souvenirs, de votre témoignage. Il ne fera pas de recherches ou de vérifications
historiques (ces recherches et vérifications historiques viendraient d'ailleurs
alourdir le coût de ses services). Par contre, il n'est pas impossible que votre
livre, lorsqu'il sera en circulation, intéresse un
historien.
|
|
Le biographe privé peut-il faire office de psychologue
? Non, mon travail ne consistera
pas à analyser et à régler des difficultés psychologiques. Mais il est évident
que d'aucuns d'entre vous se trouveront plus ou moins soulagés du simple fait de
m'avoir confié des souffrances, des doutes, des remords, des regrets, le chagrin
d'un deuil, les détails d'un drame, d'avoir cherché en ma présence à s'expliquer
des actes passés. Et chez chacun d'entre vous, écrire vos mémoires, donc faire
revivre le passé, aura un impact psychologique, plaisant, excitant, et parfois
aussi douloureux, fragilisant. Vous devez en être conscient avant d'entamer le
travail. Sachez en tout cas que je suis tenu au secret professionnel et que, par
ailleurs, je vous donne la garantie de ne jamais vous juger -ce qui me demande,
par nature, peu d'efforts.
|
|
| |
Comment faire
pour que votre récit soit présenté sous la forme d'un
livre ? Ce n'est
pas moi qui me chargerai de ce travail d'édition mais un
éditeur spécialisé dans "l'édition numérique", technique très compétitive pour les tout petits tirages (de
1 à 300 exemplaires). Vous ferez ce qu'on appelle une édition "à compte d'auteur",
c'est-à-dire que c'est vous qui financerez la fabrication des livres et qui toucherez
le bénéfice si vous vendez ce livre (dans l'édition "à compte d'éditeur", c'est
l'éditeur qui fabrique les livres et qui verse ensuite des "droits d'auteur" à l'écrivain).
Comptez que, suivant le nombre de pages de votre récit, l'insertion ou
non de photographies, l'éditeur vous demandera dans les 9 € à 20 € environ pour un exemplaire
(entre 5 et 50 exemplaires). Si vous le souhaitez, après vous avoir
accompagné dans l'écriture de votre récit, mon travail pourra consister à faire le
lien entre vous et cet éditeur, à vous aider à choisir les caractéristiques
du livre (format, type de papier, etc.), et à étudier le "bon à tirer"
(BAT).
***
| |
|
|
Qui sera
l'auteur du récit ? Légalement, le biographe privé et
vous serez co-auteurs du récit. Toutefois, seul votre nom apparaîtra sur la
couverture de l'ouvrage. C'est à l'intérieur, sur la page de garde, que sera
précisé : "en collaboration avec Thierry Camus." Ce qui revient à dire que nous
serons appelés à nous partager les droits d'auteurs (6 % du prix de vente de
chaque livre). Cela dit, si vous éditez votre récit à "compte d'auteur" (ou plus
exactement, à votre compte), ce qui sera certainement le cas, je vous cèderai
mes droits d'auteur (considérant que vous vendrez votre livre en peu
d'exemplaires, autour de vous, de façon à rentrer dans les frais que vous aurez
eus pour son écriture). Par contre, si vous réussissez à faire éditer l'ouvrage
à "compte d'éditeur", avec ou sans mon aide, vous vous partagerez les droits
d'auteur avec moi
(50 % / 50 %). Sachez cependant que
les éditeurs n'investissent de l'argent que dans des ouvrages susceptibles de
passionner un grand nombre de lecteurs. Avec votre accord, lorsque nous arriverons à la
fin du travail d'écriture, s'il me semble que votre récit a "ses chances", je le
soumettrai à un éditeur.
|
|
| | |
|
|